Alors que les hypothèques sur 40 ou 50 ans gagnent du terrain, une question s’impose : à quel prix cherche-t-on à rendre l’achat d’une propriété accessible ? Notre point de vue.

L’article récent de La Presse sur les prêts hypothécaires allant jusqu’à 50 ans met le doigt sur une réalité préoccupante : pour plusieurs ménages, l’accès à la propriété devient si difficile que l’on accepte désormais des solutions qui fragilisent l’avenir financier.

Chez Actif santé financière, nous croyons qu’il est essentiel de distinguer solution à court terme et santé financière à long terme.

Allonger la durée d’un prêt hypothécaire peut effectivement réduire le paiement mensuel. C’est souvent ce qui permet de « faire passer » un dossier à la banque. Mais cette souplesse apparente a un coût majeur : sur 40 ou 50 ans, ce sont des centaines de milliers de dollars supplémentaires en intérêts, souvent au détriment d’autres projets de vie.

Le risque est double. D’une part, plusieurs ménages s’enferment dans une structure d’endettement où le capital est remboursé très lentement, parfois même pas du tout pendant certaines périodes. D’autre part, ils demeurent vulnérables à la moindre hausse de taux ou à un changement de situation professionnelle ou familiale. Une hypothèque trop longue limite la capacité d’épargner, de planifier sa retraite ou de s’adapter aux imprévus.

Cela dit, il serait simpliste de blâmer uniquement les acheteurs. Le recours à ces durées extrêmes est surtout le symptôme d’un problème d’accessibilité généralisé : revenus qui peinent à suivre le coût de la vie, pression immobilière, et stratégies bancaires axées sur le paiement plutôt que sur le coût total.

Chez Actif santé financière, nous ne cherchons pas à déterminer s’il faut acheter ou non une propriété. Notre rôle est plutôt d’apporter des lumières sur les conséquences financières de cette décision dans le temps. Une hypothèque, particulièrement lorsqu’elle s’étend sur une très longue période, influence durablement les flux financiers d’un ménage : capacité d’épargner, marge de manœuvre budgétaire et priorités financières à chaque étape de la vie.

Dans une perspective de planification financière, l’enjeu n’est pas seulement le paiement mensuel, mais l’équilibre global entre endettement, placements et protection financière. Une hypothèque trop lourde ou trop longue peut retarder la constitution d’un patrimoine financier, limiter l’optimisation des placements et fragiliser la préparation de la retraite. À l’inverse, une vision structurée permet d’anticiper ces impacts et d’ajuster les stratégies au fil du temps.

Apporter cette vision d’ensemble, c’est contribuer à des décisions plus éclairées et plus durables. La santé financière ne se résume pas à l’accès à la propriété, mais à la capacité de maintenir un équilibre entre projets de vie, sécurité financière et objectifs à long terme. C’est dans cette optique qu’Actif santé financière accompagne ses clients : pour que les choix d’aujourd’hui soutiennent réellement la stabilité et la liberté financière de demain.

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